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Sony FDR AX 100 permiere camera 4K abordable

SONY-FDR-AX100 Elle a été annoncée au CES et je ne n’en ai pas encore parlé, j’avais un peu laissé tomber les camescopes ayant ce “form factor” comme disent les anglo saxons … L’attrait du 4K accessible et abordable l’a remporté sur mes réticences à utiliser un “handicam de belle mère” pourtant ce format n’est pas désagréable à la prise en main et si j’avais à dessiner une caméra de poing, je pense qu’elle aurait de grande chance de prendre cette forme allongée car la prise en main est assez bonne. Imaginez néanmoins mon désarroi quand je me retrouve avec une vieille crève à greloter et à trembloter comme un marteau piqueur. Bref impossible de sortir de chez moi je n’en ai pas la force pourtant il fait beau dehors alors plus qu’un film j’ai mis bout à bout des plans avec la star du moment à savoir le chat et quelques plans de la fenêtre … C’est un modèle de pré-série qui n’est pas encore finalisé au niveau du logiciel interne, on mettra donc un gros bémol à ce que je vous raconte là.

N’hésitez pas à augmenter la qualité en cliquant sur le petit engrenage en bas à droite de l’image sur YouTube.

Les spécificité de la caméras sont intéressantes on le savait Il enregistre des images en 3840 x 2160 px sur une carte SDXC (classe 10) et peut aussi faire de la HDTV (1080/50p) tout ça dans un format assez compact : 915 g pour 22 cm. L’objectif est signé Zeiss, il ouvre à f:2,8 mais l’ouverture n’est pas constante. La plage de focale couvre un équivalent 24×36 allant de 29à 348mm. On peut noter aussi la présence de filtres ND intégrés 1/4 1/16 1/64 ce qui est bien pratique en cas de forte luminosité.

Codecs : – XAVC S 4K – XAVC S HD – AVCHD 2.0
Capteur : – CMOS Exmor R 1 pouce (14,2 Mpx)
Objectif : – Carl Zeiss Vario Sonnar T (f/2,8-f/4,5) – Zoom optique 12x, – Grand angle 29 mm (équivalent 24×36)
Interfaces : – HDMI, micro mini-jack, casque mini-jack, USB
Définitions : – 3840×2160, 25p, 24p – 1920×1080, 50p, 50i, 25p – 1440×1080, 50i – 1280×720, 25p (MP4)
Écran : – LCD 8,9 cm de 921 000 pixels
Viseur : – Couleur OLED 1 cm de 1,44 Mpx
media : – Cartes SD/SDHC/SDXC (SD XC classe 10 obligatoire pour 4K)

Dans les trucs un peu casse bonbon j’ai noté aussi qu’il était impossible d’enregistrer des images en 24 et en 25 sur la meme carte, elle doit être re-formatée, certes on n’a pas besoin de jouer avec ça mais on est encore chez Sony à la mode “je dois choisir et ce choix est définitif” ce qui est quand meme agaçant. Idem leur fâcheuse tendance à ne pas supporter si la carte a été utilisée dans un autre appareil, c’est dommage. La dite carte doit pédaler très vite si vous n’avez pas de SD-XC vous ne pourrez pas faire de 4K. A ce propos on devrait dire Ultra HD vu que c’est du 16/9eme et que cette définition 4K n’est destinée qu’au cinéma. L’enregistrement 24p est encore un 23,98p. Sony inaugure la premiere déclinaison “long-gop” de son nouveau codec XAVC dans sa version “grand public” appelée XAVC-S. Et on peut constater que c’est pas mal du tout à 60mb/sec l’image est belle très piquée et meme la réduction en HD sur mon plasma préféré reste ultra esbroufante ! Je suis pas près d’arrêter de le dire et de l’écrire le 4K ça pique ! Pour produire des images en 4K, l’AX100 utilise un large capteur assez grand de 1 pouce, c’est un capteur Sony bien entendu de la famille CMOS Exmor R d’une définition de 14,2 Mpx sensible jusqu’à 6 lux (1/60). Cette taille est assez inédite sur un caméscope de belle mère, L’ergonomie est plutôt intéressante, on trouve une bague sans fin sur l’objectif pour régler manuellement la mise au point, la vitesse d’obturation, l’iris et le zoom. La camera est très agréable à prendre en main, la finition est bonne, les petites trappes pour les prise HDMI, Jack pour le casque ou le micro sont assez bien répartie et plutôt de bonne facture, ça fait sérieux et on sent que ça tiendra longtemps, ce qui est rarement le cas sur ce type de produits. Detail-AX100On note la désormais traditionnelle griffe porte accessoire de Sony qui permet d’ajouter un preampli micro XLR K1M que l’on peut aussi brancher sur les Alpha 7 et 7R ainsi que sur les RX10 RX100 etc. Petit truc qui fait ch… la griffe est encastrée dans une trappe que l’on soulève et qui laisse apparaitre la griffe qui est enfoncée dans un creux qui ne permet pas de lui fixer ce qu’on a envie. C’est assez mal foutu, désolé je vais dire du mal mais à part les accessoires Sony on a parfois besoin de fixer autre chose, une minette, un micro d’une autre marque !? Je trouve par contre que le viseur comme le LCD articulé sont assez terne et pas bien calibrés, l’exposition est impossible à juger sur les écrans et j’ai fini quasiment surexposé tout le temps, à régler donc avant de partir en tournage ! Dans les trucs malins j’aime bien la gestion du on/off, la caméra se mets sous tension à l’ouverture de l’écran quand on tire sur le viseur qui est par ailleurs articulé. Dans les autres trucs pas glop, l’enregistrement des photos est interminable, et le délais de réactivité entre le moment ou l’on presse le bouton REC et le début effectif de l’enregistrement me rappelle les bonnes vielles caméras à bande ce qui n’est pas forcément ce que je préférait sur ces vieilles bécanes. J’ai noté en vrac que le capteur de 1 pouce était certes très défini, que les couleurs étaient assez intéressantes mais qu’elle avait du mal avec les basses lumières et surtout il y a un gros rolling shutter, très très vilain ! Meme si je ne suis pas un ayatollah du rolling shutter, argumentant à qui veut bien m’entendre que j’ai passé l’age de faire des panoramiques ultra speed façon MTV, j’avoue sur un capteur de cette taille c’est un peu abusé. Bref pour faire rentrer 14,2MP dans un capteur de 1 pouces il aura fallu y aller avec un chausse pied et ça se paye un peu sur les basses lumières mais le résultat final dans des conditions d’éclairage est vraiment très impressionnant, c’est le début de la 4K et j’avoue que le niveau est déjà très bon, je suis sur le c… côté piqué c’est assez incroyable ce que ça sort ! A ceux qui sont dubitatifs sur l’intérêt d’une telle définition, je vous invite à voir ce que ça donne en terme de piqué, on approche de la qualité de la photo, il ne faut pas oublier que l’on est passé de 2MP enregistrés en HD à 8MP en 4K et meme sur un écran HD la différence ce voit et c’est beau ! Je ne suis pas un aficionados de la résolution, pour moi il est clair que ce n’est pas forcément ce qui fait la qualité finale de l’image mais c’est comme le pognon, si ça ne fait pas le bonheur, ça y contribue … En attendant de pouvoir tester prochainement le GH4 de Panasonic qui me titille depuis son annonce je trouve que cette caméra est un vrai bel outil pour qui ne veut pas des optiques interchangeables et de l’ergonomie du boitier photocam, le prix est assez mesuré et malgré des petits défauts la qualité est vraiment au rendez vous pour qui a envie de se faire plaisir.

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2 nouvelles Varicam chez Panasonic

 

Panasonic-VariCam-35Panasonic nous a présenté sous cloche une maquette de ce que préfigurait le futur de la Varicam en 4K. Une marque dans la marque comme cette grande maison a l’habitude de faire, Lumix pour les appareils photo, Viera pour les téléviseur et Varicam pour les caméras dédiées aux ralentis et surtout au cinema.

Ce matin est tombé un communiqué de presse faisant état des nouveautés de cette future bombe, et figurez vous qu’il n’y aurait pas une mais 2 caméras une au capteur 4k Super 35 et l’autre en 2/3 de pouce mais en HD avec un TRI-CMOS  …

voici les spécifications pour la Varicam 35

  • 4096 x 2160 Super 35mm CMOS sensor
  • 14+ Stops of Dynamic Range
  • PL Mount
  • Internal 4K up to 120fps
  • Records 4K & UHD in AVC-ULTRA 4K
  • Records 2K & HD in AVC-Intra 100/200
  • Capable of 4K RAW
  • 1.5 to 6 Mbps Proxies
  • Two expressP2 card slots (Record 130 minutes of 4K/24p with these cards)
  • Two microP2 card slots (for HD and 2K)
  • Four 3G-HD-SDI Outputs for 4K QUAD
  • Two 3G-HD-SDI Outputs for RAW
  • HD-SDI out for monitoring (down-converting from 4K)
  • Two XLR inputs can record four channels of 24-bit, 48KHz audio
  • Removable Control Panel
  • OLED Viewfinder with Optical Zoom
  • 120 i/s en 4K

Et celles pour la 2/3″ baptisée Varicam HS

  • Three 1920 x 1080 2/3″ CMOS Sensors (Red, Green, Blue)
  • 14 Stops of Dynamic Range
  • AVC-Intra Class 100 at 1080/24p/30p/60p with VFR (up to 240p)
  • AVC-Intra Class 200 up to 1080/30p/60i
  • 12-bit AVC-Intra Class 4:4:4 up to 1080/30p
  • 1.5 to 6 Mbps Proxies
  • Log, FilmRec, VideoRec and Dynamic Range Stretch (DRS) image contrast management controls
  • Two expressP2 card slots (32 minutes of 1080p 240fps)
  • Two microP2 card slots (Record HD/2K at more typical production frame rates)
  • RGB 4:4:4
  • One 3G-HD-SDI supports 1080/60p
  • HD-SDI out for monitoring
  • Two XLR inputs can record four channels of 24-bit, 48KHz audio
  • 240 i/s en HD

Varicam4K-PanasonicIls ont conservé l’architecture modulaire qui avait été présenté avec une tête caméra différente pour la S35 et la 2/3 et une partie “enregistreur” qui sera commune aux 2. La possibilité d’enregistrer le RAW en externe est au programme comme ça a été annoncé.

Varicams-4K-HDLes 2 devraient être présentées au NAB mais le lancement officiel sera pour IBC et je pense que les premières livraisons sont à prévoir pour la fin de l’année 2014.

Je suis très impatient de voir ce que ça va donner, j’ai été un des grand amoureux de la Varicam originelle qui avait une signature d’image unique. Bravo à eux !

Petite vidéo de rappel des annonces de IBC ou on parle déjà de la camera Varicam 35

Panasonic GH4 … 4K mon toi !

PANASONIC LUMIX GH4 Le GH4 est officiellement lancé aujourd’hui par Panasonic. Comme pour le GH3 j’ai pu observer et donner quelques idées aux équipes de Panasonic et j’en suis pas peu fier. 

La gamme GH est aujourd’hui au top avec ce petit boitier qui lance un véritable pavé dans la mare comme aiment à le dire les journalistes. Imaginez un boitier quasiment semblable à celui du GH3, boitier que je trouve assez réussi en terme ergonomique à quelques petits détails, donc c’est plutôt une bonne nouvelle. Ce boitier es tropicalisé et bénéficie d’une structure en alliage de magnésium qui lui procure la robustesse exigée par les Pros.
Le capteur est nouveau mais on reste sur 16MP et je dois saluer la sagesse de mes amis japonais à ce sujet car ils n’ont pas succombé à la pression qui consiste à rajouter de plus en plus de pixels. 16MP c’est à mon avis largement suffisant par rapport à la taille du capteur, inutile de revenir là dessus, bravo messieurs.
Côté Photo il semble que ce boitier soit un poil meilleurs que le GX7 qui fait aujourd’hui référence, mais aucune révolutions. Panasonic annonce que l’obturateur est désormais garanti 200000 déclenchements, c’est aussi un gage de robustesse et de fiabilité supplémentaire. Cet obturateur semble capable de prouesses techniques assez incroyable puisqu’il permet de shooter 50 images à à la cadence de 12 images par seconde en mode rafale !
La grosse nouveauté du GH4 c’est ses capacités vidéo 4K, en effet, si l’on mets à part le Canon EOS 1DC qui coute environ 5x plus cher c’est la première fois qu’un photocam hybride propose cette définition à l’enregistrement.
D’un point de vue des caractéristiques il faut noter que la qualité HD n’est pas laissée de coté puis qu’elle progresse aussi et on a désormais accès à un codec qui permet d’enregistrer jusqu’a 200mb/sec en HD en intra image H.264. Autre nouveauté intéressante les fonctionnalités Slow motion permettent jusqu’a 96 images par secondes en HD 1080p.
Le codec reste identique on a un H264 en quicktime qui peut travailler en intra image ou pas. On peut choisir entre 4K 4096×2160 ou Ultra HD 3860×2160 à 24,25 ou 30 images par secondes. A noter aussi qu’on peut choisir désormais entre un vrai 24p ou un 23,98p. L’appareil n’est donc plus vraiment sonné, enfin presque, la limitation à 29min d’enregistrement continu sera toujours présent sur les modèles européens. La qualité des images prises avec le prototype qui nous a été présenté m’a laissé sur le cul, excusez moi l’expression mais c’est tout simplement extraordinaire de voir qu’on peut arriver à une telle qualité et une telle finesse de détails avec une caméra aussi abordable et aussi compacte.
Depuis ma première rencontre avec Panasonic après le lancement du GH1 en 2009, je réclame plus de latitude et un mode gamma doux, plus cinéma et une dynamique étendue ! Et ben ça y est, ils ont bien bossé puisqu’ils ont été chercher les courbes de gamma Cinelike D et Cinelike V inaugurée dans la légendaire Varicam. Ils annoncent une latitude de 12 diaph, il faudra vérifier mais c’est déjà une belle nouveauté car c’était selon moi l’un des points faible des GH. La précision du viseur est augmentée on a désormais 3MP au bout du zeuil, c’est précis et on trouve enfin du peaking ! L’autofocus déjà très bon monte encore d’un cran.
Le codec en 4K ou UHD est par contre limité à 100mb/s en 4K ce qui n’est pas mal du tout et on a toujours ce coté sharp très présent comme j’ai pu l’observer sur le TV 60 pouces Panasonic 4K qui était connecté en HDMI 2.0
Pour enregistrer un tel débit une nouvelle déclinaison des cartes SD pointe le bout de son nez, il s’agit de la norme UHS.
On en avait parlé pour la sortie du GH3 et c’est maintenant qu’il arrive, un boitier externe se fixe sous le boitier du GH4 pour proposer des connectiques professionnelles. 4 sorties SDI 2G permettent de sortir un signal 4K ou UHD 4:2:2 10 bits ! Oui vous avez bien lu ! Le boitier permet aussi de connecter 2 XLR pour le Son avec un préampli complet permettant de choisir son impédance micro / ligne et 2 potentiomètres sont présent pour régler le gain. Une alimentation phantom est prévue. Autre prise disponibles une entrée Timecode extérieur et un XLR 4 broches pour une alimentation externe. Le wifi est toujours présent ce qui permet le contrôle via un smartphone ou une tablette.
P1130051 P1130053 PANASONIC GH4 LUMIX BOX
Le design de ce boitier de connexions n’est pas des plus réussi mais c’est une grande avancée, grâce à cet appendice, on pourra transformer son GH4 en bête de course et avoir la connectique nécessaire pour aller plus loin avec le GH4
Panasonic au fur et a mesure de l’évolution de sa gamme GH s’oriente de plus en plus vers les pros et ce nouveau boitier est clairement une nouvelle alternative très sérieuse à qui ambitionne d’avoir un boitier hybride au top pour faire de la video 4K ou HD.
Le GH4 devrait être disponible début avril pour un prix un poil plus élevé que le GH3, j’attend des précisions pour vous en dire plus.
Meme si je reste prudent et que je dois me faire mon opinion après avoir pu jouer avec,  j’avoue que je suis totalement emballé par toutes ces nouveautés, Pansonic frappe fort !
[EDIT] Petit bémol quand meme il semble que malgré la puissance d’un nouveau venus engine 4 coeurs il subsiste un petit effet de crop lors des tournages en 4K, ce qui n’est pas le cas en HD.
PS : on m’a posé plein de questions sur mon titre, c’est vrai que vous n’êtes pas dans ma tête … Mon cerveau est un vrai jukebox et je ne maitrise pas toujours la programmation, il m’arrive parfois que fredonner des chansons, et de faire des mélanges de mots … 4k mon toi est une déclinaison de “toi toi mon toi” de Elli Medeiros
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ARRI AMIRA, prix et disponibilité

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La petite soeur de l’Alexa annoncé par ARRI en septembre dernier arrive, elle devrait être disponible bientôt (début du 2eme trimestre) pour rappel c’est une caméra dont je vous laisse découvrir les caractéristique dans la vidéo réalisée à ce moment là.

J’aime bien cette caméra comme je l’ai déjà dit, le succès planétaire de l’Alexa n’est plus à démontrer et la démarche d’ARRI est intelligente puisque l’AMIRA propose les fonctionnalité de base et la qualité de la première Alexa. Cette ergonomie de vraie caméra d’épaule devrait faire son effet et je prédis un must pour les loueurs. L’ayant porté sur l’épaule au salon IBC j’ai été séduit et ça m’a rappelé des sensations de tournage très agréable. Les Boutons tombent très logiquement sous les doigts, bref c’est un régal.

Le prix est au final tout à fait justifié quand on connais la qualité ARRI, le prix de base est à 25980€, ce qui reste envisageable. Reste que la concurrence est là et que pour le même prix (meme si ce n’est pas le prix qui est le seul critère déclencheur de l’achat) pour ce prix là on a une RED EPIC 6K ou encore une SONY F55 qui sont elles aussi des vrais belles caméras à gros capteur, grosse latitude et qui par contre proposent des résolutions supérieures en enregistrement 4K ou meme 6K …

  • L’entrée de gamme de l’AMIRA permet l’enregistrement uniquement en Rec 709 sur un codec Apple ProRes 422 jusqu’à 100i/s et peut s’adapter à des opérateurs travaillant principalement pour les marchés du film institutionnel, web et flux télévision à 25980€
  • La version Advanced, ajoute entre autres des options comme l’enregistrement Log C ProRes 422 (HQ) jusqu’à 200i/s, l’étalonnage interne et la fonction de pré enregistrement à 28980€ ht
  • La version Premium propose des options pour les productions haut de gamme qui utiliseraient par exemple l’AMIRA comme compagne de l’ALEXA, cela inclus le ProRes 4444 et le 2K jusqu’à 200i/s , ainsi que des réglages de couleur illimités sur le tournage et en post production avec des LUT 3D customisées tout ça pour avoir une baby Alexa à 32980€

Je ne suis pas super fan de cette politique qui consiste à débloquer des fonctionnalités a grand coup de porte monnaie alors qu’elles sont déjà présentes dans la caméras mais c’est la tendance … il faudra s’y faire 🙁

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Black Magic Pocket Cinema Caméra, le paradoxe !

Quand Blackmagic Design a annoncé sa première caméra en avril 2012 tout le monde  a cru que c’était une blague ou presque, malgré quelques début difficiles il semblerait qu’il faille désormais compter sur Blackmagic pour continuer à secouer le marché des caméras.

Lancée fin juillet 2013 cette caméra est enfin disponible chez les revendeurs c’est pas trop tôt me direz vous, il semble que Blackmagic ne soit pas encore super au point sur la partie de l’industrialisation de ces produits car la 4K production caméra, autre modèle annoncé en avril dernier au NAB est toujours elle dans la file d’attente. Moins de 2 ans après la première annonce au NAB 2012 Blackmagic a donc 4 caméras à son catalogue. La Black Magic  Cinéma Caméra en version Canon EF ou Micro 4/3 (monture passive) la Pocket Cinéma Caméra et la Production 4K Caméra.

La BMPCC, c’est comme ça qu’on l’appelle est donc une caméra minuscule a la qualité d’image assez incroyable. Son concept est donc une caméra aux dimensions proches d’un appareil photo compact  dotée d’ambitions professionnelles en terme de dynamique du capteur et des codecs utilisés. Imaginez donc avoir une caméra HD 1080p doté d’un capteur encaissant 13 diaphs de latitude et d’un enregistrement de grande qualité.

Pour le choix de la monture Blackmagic semble avoir compris qu’il ne suffisait pas d’être compatible avec les optiques Canon EF pour récupérer des clients. Le choix de la monture Micro 4/3 dont Olympus et Panasonic sont les créateur est un choix judicieux car il permet grâce à la faible distance entre la monture et le capteur (17mm) de monter à peu près toutes les optiques existantes ou presque. Blackmagic design a choisi un capteur plus petit que la moyenne, et positionne ainsi cette Pocket caméra comme une caméra Super 16. C’est un des soucis de cette caméra, comme pour la première édition la corrélation entre la monture et le capteur est un peu étrange car à moins de posséder des optiques dédiée Super 16 ça peut être vraiment problématique. Il faut prendre en considération un coefficient multiplicateur de X3 ainsi si vous montez un 50 mm ça transformera l’angle de prise de vue en un équivalent 150mm. C’est assez handicapant, car pour pouvoir trouver des optiques inférieures à 10mm et avoir ainsi des vrais grands angles ça va pas être simple. Le consortium Micro 4/3 a déjà intéressé plusieurs fabricants d’optiques, que ce soit Carl Zeiss, Leica, Panasonic, Olympus Zuiko, Sigma, Voigtlander etc. Le parc existant est assez vaste mais les grand angles existent notamment le zoom 7/14mm f:4 de Panasonic déforme beaucoup sur les bords.

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La bonne nouvelle vient de chez Metabones avec son “SpeedBooster” qui s’est intéressé au cas de la BMPCC et propose désormais un adaptateur pour convertir la focale d’origine de vos optiques au format du capteur sans perdre de luminosité voir même en en gagnant !

On pourra donc via des adaptateurs mettre des optiques des anciennes camera argentiques Super 16 mais elles sont de plus en plus rares à trouver et leur valeur sur le marché d’occasion a été multiplié par dix.

Pour ce qui est du « form factor » de la caméra il est assez paradoxal, proposer une pocket camera ambitieuse c’est bien mais si on prend on considération que pour pouvoir l’utiliser il va falloir l’accessoiriser généreusement ça la rend tout de suite moins « pocket »

La caméra est dotée d’un écran qui est assez grand et qui propose une bonne qualité d’image mais elle est dépourvue de viseur, ce qui imposera le rajout d’un viseur du genre  Zacuto ou Cineroïd ce qui pose déjà un problème de logique, ces accessoires et c’est le cas de tout ce qui sera nécessaire à bien faire fonctionner cette caméra, ont un prix de vente supérieure à la caméra elle même, c’est quelque part pas très logique.

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L’ergonomie logicielle est en tout point similaire à la grande soeur dotée du capteur 2,5k, les menus sont identiques sauf que l’écran n’est pas tactile, il faudra vous contenter d’un classique trèfle à 4 direction et un bouton central de validation.  On notera au passage que certaines fonction d’accès direct notamment à la sensibilité aurait été souhaitable plutôt que de de devoir rentrer dans les menus, idem pour la gestion du shutter. l’autofocus est pour le moment totalement inefficace, compensé par la présence d’une fonction d’assistance à la mise au point qui surligne les endroit de l’image ou la mise au point est bonne (peaking) et un zébra paramétrable pour gérer son exposition. La cellule est pour le moment totalement inexploitable, elle se cale toujours sur les hautes lumières et il n’existe aucun système de bargraph. Autre point négatif, il n’y a aucune fonction de magnification pour pouvoir vérifier son point comme c’est le cas sur la majorité des caméras actuelles. Ce zoom dans l’image est bien pratique pourtant, espérant que Blackmagic corrigera ces petites erreurs par le biais d’une prochaine mise à jour logicielle.

Cette caméra peut désormais enregistrer Quicktime en Apple ProRes 4:2:2 HQ sur une carte SD ou du Cinema DNG RAW, attention celle ci doit être très performante car le débit supporté est assez musclé. Après avoir testé plusieurs cartes et seule la SanDisk Extreme Pro 95mb/s fonctionne correctement et ne fait pas de pertes d’images. Pour aller taquiner la qualité supérieure des ténors du marché Blackmagic Design comme sur le modèle 2,5k propose d’enregistrer en ProRes HQ en « mode Cinéma », c’est tout simplement ce qu’on appelle un « log » l’image est donc très neutre, totalement désaturée et très peu contrastée ce qui permettra d’avoir plus de latitude de correction à l’étalonnage de ce côté c’est une vraie réussite. Le constructeur annonce une mise à jour prochaine du logiciel interne qui permettra d’utiliser une version compressé du Cinema DNG, format RAW universel et open source lancé par ADOBE et choisi par d’autres constructeurs comme AATON ou Digital Bolex. Attention cependant il faut préciser que le poid des images est très élevé, une carte de SDXC de 64 go enregistrera un peu moins de 40 min de HD 1080p25 alors qu’en RAW on devrait être à 15 min environ . Pourquoi n’ont ils pas mis le ProRes 4:2:2 de base voir meme le ProRes LT ça aurait été tout à fait adapté et beaucoup plus cohérent. Les autres grief sont corrigible via une mise à jour logicielle, cette histoire de shutter non accessible, pas de vu-metres audio, et toujours pas la possibilité de formater ses cartes dans la caméra ni d’effacer les clips ?!

Cette caméra est pour moi assez paradoxale, d’un côté on a une image d’une qualité assez incroyable, un codec très musclé par rapport à ce qui se fait sur les DSLR mais une ergonomie et des petits défauts de jeunesse qui la rendent difficile à utiliser. Sacrifier l’ergonomie sur l’hotel de la qualité d’image n’est pas forcément la meilleure direction à prendre, cette caméra est au final pas si pocket que ça et son utilisation la plus évidente serait plutôt sur un pied en studio. Il n’empèche qu’a moins de 800€ HT c’est assez incroyable, l’image enregistrée est finalement assez proche de ce qu’on peut obtenir sur une Canon C300 ou une Sony F3 et au prix de quelques contorsions la jeune génération qui n’a pas comme mêtre étalon la caméra d’épaule et son confort y trouvera certainement son compte.

je vous invite à aller voir les images tournées à  New York par l’ami Thomas Garret qui nous avait fait sa review.

 

 

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La Pocket Cinema Caméra décortiquée par Thomas Garret

J’ai rencontré Thomas Garret par le biais de la grande toile, Directeur Photo talentueux installé à New York nous avons sympathisé et comme j’ai aimé le faire quelques fois voici donc un article qui a 2 objectifs, 1 vous faire connaître un talent, 2 vous parler d’une caméra qui est un peu au centre des attentions du moment.

Vu que Blackmagic m’a totalement oublié, peut être parce que je n’ai pas dit assez de bien de la BM Cinéma Caméra sur mon blog et les réseaux sociaux, je me suis dit que confier cette “review” à un ami qui est en plus assez fan de la monture Micro 4/3 était une bonne idée …

voici le petit film qu’il a tourné à New York avec la BMPC

 

Laissons la plume à mister Thomas

 

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Enfin je reçois ma black magic pocket cinema camera !

Avec ses promesses de mini alexa dans le boitier a peine plus gros qu’un smartphone et avec une superbe monture m43 active, tien t elle ses promesses ?

Mon test de déterminer les capacités de cette camera en

condition de tournage réelles.

Bref dans la vrai vie et pas juste en studio.

promettant une qualité incroyable grâce a l utilisation du codec Apple Prores puis lors d une prochaine update directement du RAW

L enregistrement s effectue sur carte SD en full HD en 10bit avec cadence d image 23.99 24 25 30

et aussi d une fonction timelapse.

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Prise en main

Aussi longue qu’un iphone 5 un peu plus haute et a peu près deux fois plus épaisse ( sans compter le grip )

la camera et plutôt compacte, elle mérite plutôt bien son appellation “pocket”  surtout associe a des optiques pancake.

Niveau poids elle pese quand même ses 355grammes sans optiques.

La qualité de fabrication est bonne avec un chassis en métal et en plastique au touche veloute.

Le grip est bien proportionne ce qui assure une bonne prise en main.

J ai cependant note un très léger bleeding du rétroeclairage du lcd sur les différents modèles que j ai pu avoir en main…

rien de grave a l’usage mais bon..

 

On regrettera l emplacement SD dans le compartiment batterie et pas sur le cote de la camera.

les connectiques positionne sur le cote gauche sont relativement complètes avec :

une prise Lanc

une prise casque

 

une prise micro

du mini hdmi et

une prise d alimentation externe 12v

 

le dos de la camera est constitue d un grand écran 3.5 pouces ( a quand sur les dslr…) et de 9 boutons dont une classique croix directionnelle avec un bouton OK et de quatres boutons de fonctions :

un bouton power,

un bouton menu,

un bouton iris qui enclenche le réglage de l exposition automatique par la camera

un bouton focus qui permet soit de déclencher l autofocus ou d active le focus peaking.

_DSC5956 _DSC5957

 

N’étant pas un grand fan de peaking je n attendais pas grand chose de cette fonction, qui j ai toujours été pour moi plus un gadget créant la plupart du temps plus de confusion que de précision.

Eh bien j ai été très agréablement surpris  par l implémentation que black magic a réussi a en faire

Elle est tout bonnement excellente et apporte un reel plus lors de l utilisation d optiques manuelles.

 

 

sur le dessus le bouton enregistrement un bouton play et deux boutons suivant et précédent

 

ou est le bouton isos ?

 

Si black magic part d une bonne intention : minimiser les boutons pour simplifier l utilisation, un peu façon apple.

Dans les faits quelques points très énervants ressortent qui pour la plupart heureusement pourront et j espère seront corriges par une mise a jour du firmware.

le plus ennuyant étant le réglages des isos fourre au fond d un menu…il faut au moins 5 étapes pour changer ce paramètre

 

les menus

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niveau autonomie compter 1h sur la batterie interne il faudra en acheter un paquet mais elles ne sont pas cher

la question du “petit” capteur et des optiques c’est sur qu’avec un rapport de crop de X2.8 par rapport a du Full Frame 35mm

la question des optiques se pose surtout pour les grands angles.

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j ai a ma disposition niveau optiques :

 

 

quelques classiques modernes et bénéficiant de l AF

panasonic 14mm f2.5

panasonic 7-14mm f4.0

panasonic 14-140mm OIS f4.5-5.6

 

des optiques en monture C

computar 12.5mm f1.3

navitar 25mm f0.95

 

et mes optiques nikon nettement plus lourdes..

peleng 8mm f3.5

rokinon 14mm f2.8

nikkor    28mm f2.8

nikkor    35mm f2.0

nikkor    55mm f1.2

nikkor    105mm f2.5

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et aussi un monstrueux zoom canon 9.5-143 f1.8en monture B4 qui malheureusement vignette au grand angle

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ca vignette….

 

pour ce test je me suis principalement servi des deux optiques en c mount du pancake 14mm et dans une moindre mesure des deux zooms pana.

 

il est vrai qu il manque une optique lumineuse autour de 6mm ou 7mm afin d avoir un vrai grand angle compact..

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si certains zoom panasonic propose un stabilisateur optique a quand un stabilisateur sur le capteur !!

En tournage :

 

La camera et compacte et très simple d utilisation.

relativement bien équilibre et très compacte elle est très pratique en trimbaler.

Par contre l absence de filtre ND ou de sensibilité plus basse que 200iso est pénalisante en plein jour.

surtout lors de l utilisation de veilles optiques super16 ou c mount pour lesquelles trouver un filtre nd a la bonne taille reste assez complique.

Le manque de viseur électronique ou d accessoire optique adapte, fait cruellement défaut en plein soleil même si l écran on réflectif reste a peu près visible.

de même il n y a pas de procède de nettoyage du capteur intègre ce qui pourra poser un problème ou du moins demandera un entretien plus pousse.

enfin du fait du rapport de crop de 2.8 il aurait été encore plus utile d avoir un capteur stabilise .

 

 

qualité d image

 

Passons au plus intéressant.

Cette camera est elle a la hauteur de tout le buzz qu elle a cree ?

après les petites frustrations d ergonomie je commence a shoote et je note tout de suite meme sur l écran de la camera une image très douce.

en regardant les rushs sur mon ordinateur la c est le choc !

les images sont superbes !

le rendu du mouvement, des couleurs, le grain…

même agrandi en 4K sur mon écran 50pouces les images tiennent bon

 

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Pour moi après être passe a regret du film s16mm et 35mmc  la video notamment a la hvx200 sur laquelle on greffait un kit mini 35mm pour donner un rendu plus “film” puis au Dslr cette avec une faible profondeur de champ mais avec toujours ce rendu video.

ou encore a la RED et sa précision clinique.

C est enfin comme shooter en super16mm avec les avantages du numérique.

 

et si beaucoup on décrie la camera en basse lumière

je ne sais pas comment sont calibres les isos mais il me semble que le 800iso natif de la bmpcc est plus proche d un 1600isos sur les dslr

a 800iso le bruit est très raisonnable et ressemble plus a du grain

meme a 1600iso le bruit est présent mais toujours très granuleux.

on est très loin des patchs colores bleus apparaissant sur les dslr

merci le prores

 

a  l inverse j ai l impression que même en abaissant la sensibilité a 200isos on reste plus autour de ce que serait un 400isos

du coup en plein jour avec un soleil bien présent les filtres ND seront nécessaires…

il va falloir que je trouve des filtres pour mes optiques c mount….

 

 

et que dire même en Prores

des possibilité de rattrapage notamment pour une scene sous exposée ou manquant de lumière

alors qu a l écran l image parfait très sombre en remontant l expo en post on  découvre que tout est bien la details couleurs !!

incroyable !!

 

Pour conclure 

Meme si j apprécie vraiment un appareil hybride appareil photo / camera video comme la série de GH de pana ou les 5D, d800 et consort

je dois dire que je suis complètement tombe sous le charme de cette camera.

avec son rendu cinéma, son enregistrement en prores natif et sa monture m43 a 1000$ c est vraiment un excellent choix

 

au niveau des défaut on notera

l absence de filtre nd physique ou même numérique ( iso 50 ?)

l’absence de nettoyage de capteur

l’absence de viseur ou même d un accessoire de type zacuto viewfinder.

 

reste l attitude un peu a la limite de l amateurisme de blackmagic qui annonce en grande pompe un produit en mai pour une dispo en juillet

et fournit un produit au compte goute encore début octobre….

vivement les mises a jour firmware et la V2 en 4k avec viseur, stabilisateur et nd intègre 😉 ( on peut rêver  …)

Thomas Garret

 

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REDUCATION en france !

C’est officiel depuis quelques temps mais j’avais pas encore relayé l’information sur mon blog … Le programme REDucation débarque en France. RED est une société qui est parti de nulle part et qui a su en 6 années s’imposer face aux constructeurs de caméras. Le programme REDucation après avoir tourné à New York, Tokyo ou Los Angeles se devait de venir en France. Seulement, voilà on a nos particularités et notamment celle de ne pas forcément tout bien causer la langue de Shakespeare. Faisant parti des premiers fous furieux qui ont cru à cette marque et à leurs outils (premier tournage en octobre 2007 avec la RED One) et ayant établi un lien sympathique avec quelques personnes haut placées chez eux, je me suis dit que je me devais de mettre mon grain de sel et proposer des solutions pour que REDucation vienne à Paris et que la formation se fasse en français. Après plusieurs mois de travail c’est officiel, ils déboulent dans un gros studio avec plein de caméras, d’optiques, de roulante DIT et un énorme projecteur 4K qui permettra à tout le monde de voir les images produites pendant la formation en 4K !

 

PRESENTATION DU “FRENCH REDUCATION 2013”

Il s’agit d’une cession de formation dispensée par des professionnels actifs, pour des professionnels actifs et tous ceux qui désirent travailler dans le domaine du Cinéma Numérique et la Post-Production Haute

2 JOURS DE FORMATION “REDUCATION”

Les course sont dispensés par Ted Schilowitz et Emmanuel Pampuri, accompagnes d’une équipe expérimentée habituée aux productions et post-productions professionelles RED.

Du Samedi 21 Septembre au Dimache 22 Septembre

Horaires : 9h-18h

La formation REDucation se déroule sur deux jours de formation ciblés sur la prise en main de l’ensemble de caméras RED Digital Cinema (EPIC, SCARLET, et RED ONE). Apprenez, filmez et visionnez vos images en 4K sur grand écran chaque jour.

Le stage REDucation est un atelier de deux jours et demi qui couvre :

  • Le montage et la vérification de caméras EPIC et SCARLET – La mise en situation d’un essai caméra équivalent à celui que vous trouverez chez un loueur impliquant le choix des objectifs et les test des équipements.
  • Une exploration complète des options et menus de la caméra.
  • La gestion de l’exposition : Filmer avec une RED en basse lumière, avec des contrastes élevés ou en lumière du jour extérieure.
  • L’expérience d’un plateau de tournage RED : DIT, rushes, Dailies, enregistreurs externes et data management.
  • Deux exercices de prise de vue pour optimiser le temps de manipulation de la caméra et des accessoires
  • Ingénierie RED : La matrice de Bayer, résolution, choix des codecs, la technologie wavelet et la colorimétrie.
  • Workflow : Post production, Etalonnage, archivage, édition etc..
  • Projection de films 4K issus de l’événement “RED and Students”, et de courts-métrages issus du “SHOT ON RED Film Festival”.

 

INSCRIVEZ-VOUS MAINTENANT

A PROPOS DE REDUCATION:  Grâce à REDucation, RED Digital Cinema fait un pas de plus vers l’évolution constante de nos efforts en terme de pédagogie. Le but est de proposer une formation de terrain en immersion totale des systèmes des caméra REDONE / EPIC / Scarlet, aussi bien pour l’utilisation en tournage qu’en post-production.

 

Pour les intermittents a éligibles à une prise en charge par l’AFDAS contacter directement  a l’adresse réduction ( at ) machineurs (dot) com

shotonred-Logo

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Retour d’utilisation de la Blackmagic Cinéma Caméra par Marc LINNHOFF

Tournage clip Broad Rush - Don't stop
Il m’arrive de temps à autre de donner la parole à d’autres, Marc a produit tourné, réalisé et postproduit un joli clip et je lui ai proposé de nous causer de la BMCC qu’il a entre les mains depuis quelques temps.

voici le clip :

 

voici ce que Marc Linnhoff en dit

Je réalise, tourne et monte mes films depuis quelques années avec parfois des pics de sur-motivation, l’arrivée du GH1 dans mes pattes a été un grand moment, je remercie au passage Emmanuel Pampuri pour son film “Flux” qui impulsa l’achat de mon premier boitier 🙂

Tournage clip Broad Rush - Don't stop

Avec l’annonce de la BMCC au NAB 2012 et celle de la Digital Bolex via Kickstarter peu de temps avant, j’ai vu l’avenir sous un jour nouveau! Enfin l’arrivée d’outils “abordables” qui ne compromettent pas la qualité de nos images..

Comme l’hiver en Alsace, le délai de livraison de ma BMCC s’est fait largement ressentir.. Ce fut l’occasion pour moi de me former sur Resolve et d’appréhender un nouveau workflow. J’ai reçu ma caméra, fais quelques tests puis me suis lancé dans l’écriture et la réalisation du clip “Don’t Stop” sur une musique de mon ami Broad Rush. Ce tournage fut l’occasion pour moi d’apprivoiser la bête..

Voici mes impressions et remarques sur son utilisation :

Tout d’abord, la BMCC : à nue son ergonomie n’est vraiment pas idéale, équipée d’un rig, d’une batterie externe et d’un moniteur ou d’un EVF, tout roule, ce ne sont pas les options de configuration qui manquent.. Il est donc indispensable d’équiper un minimum la caméra qui présente encore des inconvénients certains (jusqu’à une possible mise à jour du firmware…?) :  pas d’affichage de vus mètres audio, pas de possibilité de formater le disque ou d’effacer nos clips via la caméra elle-même.

Sans l’affichage d’oscilloscopes sur un moniteur externe, les zebras permettent de gérer l’exposition, sans quoi on est vite perdu sur de la prise de vue en extérieur. La BMCC n’étant pas munie de filtres intégrés, mon filtre ND variable (Genustech Eclipse)  m’a plus d’une fois sauvé la mise… 
Tournage clip Broad Rush - Don't stop

Le choix DNG / Prores avec la license Resolve en prime sont pour moi des atouts indéniables.

Pour le tournage du clip “Don’t Stop”, j’ai shooté le tout en RAW, environ 750GO.. Notre belle équipe a passé deux jours sur les lieux du tournage (Les anciens thermes de Soultzbach-les-Bains), disposant de tous les accessoires dont nous pouvions avoir besoin pour ce clip, du levier à la voiture sans permis décapotable. J’ai ramené le citron. Le script était dans ma tête, le découpage technique à moitié et le reste s’est fait sur le vif. La caméra était équipée de son Rig Bebob, on avait un petit lot d’optiques CP.2 (21, 35, 50), une Tokina 11-16, un 55mm Mikro Nikkor AI-S, un cineslider, un travelling, une Kino, quelques mandarines, fresnels, réflecteurs… Le temps était de la partie, il a fait moche, froid et il a plu pendant deux jours !!

Le clip ‘Don’t Stop’ a été ma première expérience de workflow avec des fichiers RAW, je le dis haut et fort : j’aime Resolve !! Il existe de nombreux tutos sur le net, des formations complètes en français, en anglais.. et évidemment des centres de formations pour ceux qui le peuvent. J’ai opté pour la série de tutos avec exercices à la clé, je dois reconnaître que ça m’a ouvert les yeux.

Connaître les possibilités qu’offre un logiciel d’étalonnage dans le traitements des DNG à une incidence sur nos prises de vue, notre lumière… L’annonce dans Resolve 10 de l’option d’étalonnage “Online” nous permettra d’aller plus loin, j’ai hâte de tester cet fonction.

 

Voici le workflow que j’ai appliqué à la post-prod du clip “Don’t Stop” :

1- J’ai importé mes rushs dans Resolve, augmenté légèrement le contraste et la saturation de l’ensemble de mes clips puis exporté mes Proxies

2- J’ai importé ces Proxies dans mon événement FCPX, dérushé, monté et exporté mon XML

3- De retour sur Resolve, j’ai importé le XML, étalonné le tout en exploitant la forte lattitude de mes DNGs puis exporté le clip en Prores 4444 2,5K 

4- J’ai finalisé dans After Effect avec un passage par Mocha Pro pour la première disparition du protagoniste, ajouté mes effets puis redimensionné dans ma composition 1920/816px (rapport 2:35)  et exporté mon Master

La Blackmagic Cinema Camera est un outil qui me pousse à aller plus loin dans l’écriture de mes films et dans le traitement de mes images, elle me stimule et couvre la plupart de mes besoins qui sont principalement du clip, de la fiction et du film corporate.

Après l’expérience “Don’t Stop”, je n’ai qu’une envie c’est de remettre ça et vite. S’il est vrai que les modèles de caméras se multiplient à grande vitesse en les rendant obsolètes de plus en plus tôt, la plus grande accessibilité à des outils comme la BMCC et la démocratisation de pratiques telles que l’étalonnage sous Resolve sont pour moi très bénéfiques.
Tournage clip Broad Rush - Don't stop

L’annonce des nouvelles moutures Blackmagic Production et Pocket Camera a frappée fort. Je vois bien la BMCC associée à plusieurs pockets camera pour du multi-cam efficace et discret, pour ce qui est de la Blackmagic Production Camera, je jubile à l’idée de l’avoir entre les mains..

Marc Linnhoff

 

Marc synthétise là tout ce que je pense de cette caméra, elle produit une image d’une qualité incroyable mais elle a été conçue avec les pieds. Autant on peut saluer Blackmagic pour avoir réussi à démocratiser le RAW en video mais aussi pour tout le travail depuis la première carte Decklink il ya 10 ans, autant l’ergonomie est vraiment peu encourageante.

Mais quand on rentre les images dans un système d’étalonnage musclé comme Resolve, en effet, c’est un régal !

la dynamique, la résolution sont d’une qualité exceptionnelle compte tenu du prix, tous ces éléments en font un produit incroyable pour peu qu’on accepte ses handicaps. La colorimétrie est très bonne aussi. Bref, en attendant la D16 de Digital Bolex qui a l’air d’être un poil mieux conçue sur le papier, il semblerai que cette BMCC et ces futures déclinaisons M43, 4K (Production caméra) et 1080p (Pocket) vont se vendre comme des petits pains. Si ADOBE sort réellement un Cinéma DNG à compression Lossless c’est gagné ! Car ce qui est incohérent dans la chaîne qui découle de ces caméras c’est le prix du stockage nécessaire à chaque projet quand on tourne en RAW. Avec des débit allant de 8,5 à 10,5 go/ min suivant le framerate ça complexifie la donne.

Aujourd’hui RED règne en maître absolu dans cette guerre des codecs car c’est les seuls à faire un RAW compressé d’un rapport poid de fichier / qualité d’image incomparable. A la question ” qu’attendent donc les autres ?” la réponse est sans doute du côté d’un brevet déposé par RED sur le fait de compresser le RAW. L’alternative Cineform semble tomber aux oubliettes, c’est bien dommage car ce codec est très bon mais depuis le rachat par GoPro on ne sait pas trop ce que ça va devenir …

Wet & see

 

// DON’T STOP//

Production et réalisation : Marc Linnhoff – marclinnhoff.com

Musique de BROAD RUSH, téléchargez la version complète : hook-up.fr/broad-rush-dont-stop/

Photos de tournage par P-mod : flickriver.com/photos/p-mod/sets/72157633312056426/

Avec : Joffrey Schmidt – Clarisse Hagenmuller – Denis Jelly – Nina Schouler – Pierre Riff

Cadre et post-prod : Marc Linnhoff

Lumière : Ludovic Haas – Dom Pichard / P-mod

Maquillage et coiffure : Anne-K Lejeal – Elsa Parmentier

Un grand merci à Yoko Tsuji, Jacques Roth, Tsaki, Arnaud Masson, Jessi & Michel.

Lieux du tournage : les Anciens Thermes de Soultzbach-les-Bains https://sites.google.com/site/lesanciensthermes/

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Vincent Laforet et le MŌVI

Vincent Laforet est sans aucun doute l’homme qui a lancé le 5DMKII avec son film “Rêverie” en 2008. Souvenez vous c’est le premier film qui nous a tous brulé la rétine, qui nous a interloqué, comment pouvais t’on à cette époque ou les caméras HD professionnelles coûtaient des dizaines voir des centaines de milliers d’euros, obtenir une telle qualité avec un boitier “Photo” …

J’ai croisé plusieurs fois Vincent ici au NAB mais nous n’avions jamais pris le temps de parler. S’il est clair que son parcours professionnel est impressionnant il fait parti de ces personnes qui sont devenus des stars grâce à internet et à une médiatisation assez peu comune pour un réalisateur, photographe … Son blog est suivi par des millions de personnes et sa reconnaissance est légitime, le monsieur est non seulement talenteux mais aussi très accessible et fort sympathique.

Ce NAB 2013 est marqué par la présentation de ce fameux MŌVI produit très séduisant qui a été lancé par un nouveau film de Vincent Laforet tourné à New York avec le Canon EOS 1DC. Vincent nous parle de tout ça et à la fin de la video vous trouverez des images que nous avons tourné avec le MŌVI

Les réservations sont ouvertes sur leur site internet

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Blackmagic Design, 2 nouvelles caméras au NAB, Pocket et 4K !

highest-quality@2xSalut à tous, on a fait un petit tour sur le stand Blackmagic Design afin d’en savoir plus sur les 2 nouvelles caméras. La Blackmagic Production Camera 4K et la Pocket Cinema Camera sont présentées en vidéo ici :

Je vous donnerai plus d’infos et surtout plus de feedbacks sur ce que je pense de ces concepts plus tard.