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Témoignage, tournage avec les Panasonic GH1 et GH2 en documentaire par Brice Rudelli

Il m’arrive parfois de publier des retours d’utilisation à d’autres créateurs, j’ai été contacté par Brice Rudelli qui témoigne ici de son utilisation des GH1 et GH2 ainsi que d’un drone DJI Phantom qu’il a utilisé sur des documentaire en tournés Inde. Parce que la course à la technologie n’est pas forcément nécessaire pour faire de belles images, c’est bien de dire aussi ce qui est possible avec du matériel que l’obsolescence programmée imposée par les constructeurs nous impose au niveau du renouvellement de notre matériel. Oui un GH2 est moins bien qu’un GH3 ou un GH4 mais ça faisait déjà de très belles images et non ce n’est pas moins bien qu’avant …

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crédit photo: Samarkand Productions @ Cristèle Blad

Salut, je m’appelle Brice Rudelli,  aventureux vidéaste Toulousain depuis quelques temps familier avec les boitiers de la famille GH ainsi que le codec AVCHD. Ancien électricien automobile j’ai toujours apprécié les “petits bidules” high tech  mais aussi la nature et le snowboard. Avec quelques potes on a commencé à faire quelques vidéos avec une vielle Canon mini DV puis on s’est pris au jeux, quelque partenaires nous ont suivi pour nous équipé entre autre d’une panasonic HMC-41 avec laquelle on a eu la chance de faire un film “School of shred” en DVD pour le magazine Snowsurf.  Tout ça était parti d’une belle motivation amicale sans grande prétention mais de là on nous a demandé un coup de main puis un autre… on a donc créé avec Rémi Carrasco Picture Your Art Too et commencé à remplir quelque disques durs . J’ai toujours été très manuel et ainsi me fabriqué quelques petites machineries qui m’ont vite fait rentrer en contact avec quelques professionnels du coin. De projets en projets les choses évoluent aujourd’hui on apportent nos compétences autour de l’événementiels, du clip, de l’institutionnel avec Rec And Play media notamment et aujourd’hui le documentaire avec Samarkand Productions.

 Samarkand Productions m’a sollicité pour le tournage de plusieurs films documentaires qui seront pour certains présentés en festival tandis que d’autres servirons de pilot pour des séries documentaires. On traite l’hindouisme, les tribu, l’art et le charbon. L’Inde donc…! une première pour moi tout comme tourner un film documentaire ou encore utiliser un drone.  

Là bas il fallait être mobile et discret, le scooter à été notre arme pour se déjouer des pièges du trafic indien et rejoindre nos lieux de tournages parfois très reculés. 

C’est ainsi que j’embarque dans des conditions particulières un GH2, un GH1 ,Isaw A3 extreme et un drone DJI phantom…”

 

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crédit photo: Samarkand Productions @ Cristèle Blad

Tournage documentaire Monopod et micro4/3

Les chiffres:

7145 km de scooter

350 ginger tea

846Go de natifs

7000g de riz

3To de Proress

20 gardes grugés

Samarkand Productions m’a donc sollicité pour le tournage de films documentaires ceci est une première pour moi, en Inde une autre première pour moi et utilisé un drone encore une. Là bas il fallait être mobile et discret, le scooter à été notre arme pour se déjouer des pièges du trafic indien et rejoindre nos lieux de tournages parfois très reculés.

C’est ainsi que j’embarque dans des conditions particulières un GH2, un GH1 ,Isaw A3 extreme et un drone DJI phantom. 

Le GH2:  Je ne vais pas revenir sur les nombreuses qualités techniques du GH2 déjà dépassé par son successeur le GH3. Additionné d’un hack adapté au tournage c’est toujours une très bonne caméra.

Les optiques:

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crédit photo: Samarkand Productions @ Cristèle Blad

Le GH2 possède un système d’autofocus performant que je n’hésite pas utiliser, plusieurs modes sont disponibles et mérites d’y attacher un peu de temps pour ce familiariser avec eux car ils se révèlent parfois très utiles.  J’ai donc principalement tourné avec 3 objectifs Lumix.

– le 14-140mm  pour plus de 80% des cas ,

– le 14mm f/ 2,5 car il fallait un grand angle plus lumineux

– le 45-200mm. Lui n’a pas la cote mais son vignetage et ses défauts provoquent un style que j’apprécie pour des plans à longue focal. De plus il me permet en mode ex-télé de filmer comme si j’avais un 400mm.

Le 25mm f/0.95  était évidemment dans mon sac pour quelques plans et pour se sauver la mise quand c’est sombre. J’aurai pu en prendre plus notamment quelques longues focales fixes. Mais les tournages me demandaient mobilité et réactivité, c’est ce qui à motivé mon choix.

Le hack: 

Mes réglages proviennent  d’un patch de Driftwood de la série apocalypse qui aplatit l’image spécialement prévu pour adoucir les contrastes forts des optiques Lumix. Avant de passer par là j’étais revenu au codec d’origine, qui fait un très bon travail dans la plupart des conditions, après d’inutile tentative de hack. Mais j’y ai vite trouvé des limites ( fourmillement des aplats de couleur , mauvais dégradé des lumière blafarde et certains rendu de mouvement )et là le gh2 se transforme en école, en effet le fait de s’intéresser aux fonctionnement des codecs, aux patchs, amènes à de nombreuses informations qui seront utiles du tournage à la post prod. D’ailleurs ce principe de firmware manipulable c’est peut être quelques chose à creuser.

Action

crédit photo: Samarkand Productions @ Cristèle Blad

Monté sur un “monopod” à pieds rétractables, c’est je pense, une bonne caméra de documentaire. On peut en faire une caméra d’épaule, une caméra sur pied et composer quelques mouvements et angles intéressants. Le tout avec un poids minime et un encombrement égal à celui de vos dernières vacances en famille. Et c’est bien là que réside un des meilleurs avantage du GH2, il dépasse tout juste les 400g, un look complexe serte mais pas vraiment pro. Ainsi il est plus discret, attire moins l’oeil et fait touriste.  Dans certaines conditions, comme être chaleureusement entourés de gardes visiblement fâchés de vous voir prendre en photo leurs installations, vous êtes bien heureux de vous faire passer pour un touriste.

Le mode ex-télé est pour moi quelque chose de bon, dans de bonnes conditions lumineuses on peut obtenir de très bonnes images, ainsi pouvoir doubler la focale de cette façon, en configuration ultra légère c’est d’un intérêt indéniable pour le documentaire.

Quand il faut faire vite et rien rater… Le GH2 s’en sort bien. Il fallait souvent filmer des actions brèves et s’adapter en permanence. Le duo GH2/monopod m’a permis d’être à l’aise et d’être très réactif.

Méfiance quand même car en cas de changement d’objectif le capteur est très exposé et il m’est arrivé de devoir le nettoyer sur les lieux de tournage.  La poussière c’est l’enfer, pour éviter ça un bon teeshirt noire 4XL peut être un compagnon idéal car il s’avère aussi très utile quand tu tourne longtemps sous un soleil de plomb et que tes yeux fatiguent.

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crédit photo: Samarkand Productions @ Cristèle Blad

Le GH1: Le GH1 est principalement prévu en caméra de secours . Son image est plus douce, un peu plus ronde que celle du GH2 qui est très saillante, les mélangés n’est pas idéal. Sauf en cas de plan très différent, en soignant les blancs c’est parfait pour des “close up” sur une interview avec le 25mm VG. L’image est  suffisamment définie pour se mélanger avec celle des plans large du GH2 .

Un mode important aussi sur le GH1 est l’encodeur Mjpeg qui est plus utile que celui du GH2 j’ai penché pour l’utiliser en mode 2fps pour faire quelques timelaps. Le 422 et la limitation d’enregistrement  moins contraignante sont de bons atouts pour ce mode. C’est Rémi Carrasco qui m’a fait découvrir ce boitier en 2009 à Helsinki, il avait acheté ça d’occasion sur le net avec un objectif de caméra de surveillance à 40$. On a vite compris que le micro 4/3 était la monture accessible et ultra polyvalente qu’il nous fallait.

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crédit photo: Samarkand Productions @ Cristèle Blad

Isaw france via Riderspot m’ont prêter cette caméra pour équiper le drone DJi Phantom.

Cette concurrente directe de la Gopro3 s’en sort très bien sur un  Phantom. Son image semble plus naturelle que celle d’une Gopro3 et ses capacités en basse lumière semblent un brin meilleurs mais ne dispose que d’un 1080 25p ou 60p. Enregistré aux alentours de 20Mbit/sec ce qui n’est pas dingue mais fonctionne très bien en 25p car en 60p le débit est trop limité. Cette “action caméra” est équipée de série d’un petit écran LCD qui permet d’accéder à des menus très propres, j’espère voir sur les prochaines versions des réglages plus sérieux, la vitesse d’obturation, l’activation ou désactivation de la correction lumineuse et des choix judicieux des résolutions, des débits et ainsi pouvoir s’adapter mieux au différents types de tournage.

Equipé d’une nacelle brushless fabriquée par Madeinmars le Phantom suffit  pour de simple plan, nous ne sommes pas encore au stade du “Cineflex” à moins de 1000$ mais on s’en rapproche. La déformation optique de la lentille (fisheye) est un problème qui peut être résolu partiellement en post-prod au détriment du piqué ou en utilisant une lentille adaptable qui donne beaucoup moins de déformation voir même pas du tout pour certaines. J’ai du remplacer celle ci après un choque à l’atterrissage. La lentille est trop proche du sol quand celui ci n’est pas un gazons gras ou un bitume lissé au laser mais plutôt , rocaille, chemin de pierre, goudron défoncé… J’ai donc remplacé la lentille et profité de la déformation moindre mais aussi d’une disparition totale du moiré sur les toits et tuiles indiennes. En tournage ce n’est jamais comme “il faut” alors pour éviter tout problème ce drone et tout petit et il s’attrape facilement à la main, évitez de le faire atterrir sur le sol celui-ci est dur et dangereux pour la camera et vos hélices.

Multipod

crédit photo: Samarkand Productions @ Cristèle Blad

En lui même c’est vrai le DJI Phantom est prêt à voler et simple à utiliser et c’est loin d’être négligeable pour les bonnes à tout faire comme moi… Le seul problème réside dans son autonomie qui réduit considérablement en fonction de l’équipement embarqué. Environ 3 à 4 minutes de vol effectives, 2 minutes environs pour décollage et atterrissage. L’image aérienne est un métier à part, on peut faire de très beaux plans avec un Phantom mais aussi beaucoup de mauvais.  Il faut compter aussi sur une météo généreuse pour vous donner des journées avec un vent inférieur à 5km/h car au dessus vos tournages seront nettement moins propre l’image vibre et les mouvement du drone ne sont plus aussi précis.

Et le son dans tout ça:

J’ai fais beaucoup confiance au micro du GH2 pour de nombreuses scènes et leurs ambiances. Mais j’ai aussi utilisé un Zoom H4n pour les interviews et pour enregistrer des sons importants pour le mixage final.

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crédit photo: Samarkand Productions @ Cristèle Blad

J’avais un pieds micro léger avec moi pour dirigé et soutenir le H4n car sur le GH2 l’enregistreur audio perturbe l’ergonomie et sa bonnette anti vent peut laisser apparaître quelque poil dans votre cadre c’est donc à évité où à n’utiliser que lorsqu’on ne peut pas faire autrement. Le son est propre car il est enregistré séparément dans un conteneur wav et donc bien moins compressé que le son enregistré dans les fichiers vidéo même si celui ci passe par des mixettes de type beachteck et divers micros… C’est une des solutions les mixettes fonctionne aussi très bien mais travailler avec un enregistreur externe permet de travailler différemment grâce à son indépendance.

J’ai vécu une expérience extraordinaire que j’ai hâte de renouveler celle ci m’a permis de progresser sur la technique, la méthode et l’émotion. Les petits boitier et la miniaturisation des outils facilitent les tournages pour des raisons, de coût, de logistique, d’ergonomie ou de logique… Tout ceci amène un bon nombre de changements et de nouvelles façon de travailler mais permettent aussi à des projets modeste de prendre forme. L’évolution vers le 4k sera un grand pas mais j’espère que celui s’enregistrera dans une carte SD car quand ça chauffe c’ est facile à planquer … Et il reste encore des évolutions parmi les plus simple comme mettre un trou pour les pions de centrage des platines de trépieds…

voici le premier teaser

 

 

 

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